25 janvier 2008

(comme un déjà-vu : ceci sont des reprises de mots)

 

Oui, je t’ai menti sur toute la ligne, je ne m’appelle pas Hélène, je ne suis pas gentille et je ne t’aime pas. Je suis passée chercher ce que j’ai oublié chez toi entre tes draps non je ne t’aime pas certainement pas. Tu me dis cruelle, alors que c’est toi qui me frôles. Tu me dis belle à chaque rideau que je pose devant tes yeux et tu pleures la nuit en étreignant le vide incessant de mes yeux. Tu parles d’amour quand je parle de cerf-volant et tu parles amour quand je te répète que nous sommes qu’enfants.

On me dit étrange et naïve lorsque je souris, on me dit chiante et indécise quand je m’enfuis. J’incarne le rêve et sa liberté, quand je me prends à jouer la folle et l’aliénée. Si j’avais une jupe je la mettrais pour pencher cette table et ton regard, en faisant semblant de ne pas le voir.

C’est vrai, je n’ai besoin d’aucun autre pour me sentir autre, comme je n’ai pas besoin de toi pour être moi. Alors tu hésites et tu t’approches, tu es perdue donc tu t’accroches, avec méfiance parce que mes mots sont des leurres, là pour être beaux.

Je suis venue chercher ce que j’ai laissé entre deux fêtes, entre tes mains, j’ai oublié ma tête.

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